Women Power – Telling our Success Story

Publié le Publié dans Community, Conference, Education
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Tout avait commencé par un jour, puis une semaine et après un mois. C’était sans compter sur les Women Techmakers où la célébration de la journée internationale des femmes (International Women’s Day) va du 1er mars au 30 avril. Le programme Women Techmakers de Google offre une visibilité, une communauté et des ressources pour les femmes dans la technologie. Pour la 4e année consécutive, Google et Women Techmakers ont soutenu l’organisation de plus d’une centaine de IWD Meetup de part le monde organisé par les communautés Women Techmakers locales, sous le  thème : “Telling our success stories” (Raconter nos histoires de réussite).

Le samedi 29 avril est la date choisie par la communauté Women Techmakers Yaoundé. Tout débute autour de 8h avec l’arrivée et l’installation des participants dans la salle de conférence du Technipole de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé. D’un côté le comité d’organisation s’active à décorer la salle, d’un autre côté nous avons les jeunes speakers qui sont dans un stresse à peine voilé, c’est tout à fait normal, elles sont à leur première expérience de faire une présentation technique devant un public dont elles ne connaissent pas 95% des participants qui auront les yeux braqués sur elles. Initialement prévu pour 9 heures, nous avons débuté effectivement à l’heure prévu. L’ouverture officielle des activités est faite par Ingrid KOUMI, elle adresse aux participants la grande joie et satisfaction de la part de toute l’équipe des organisateurs pour avoir répondu présent à leurs invitations et émet ainsi le souhait de passer un agréable moment durant toute la journée. Elle nous déroule l’agenda de l’événement.

La première session est la Keynote, elle est faite par Axelle TCHADJET, la Co-lead de WTM Yaoundé. Elle nous présente la communauté et ses objectifs. Dans ses propos, elle nous rappelle que la communauté œuvre essentiellement pour la femme et l’encourage à accroître ses capacités afin qu’elle grandisse et évolue pleinement dans les STEM en générale et les TIC en particulier, tout en s’affirmant dans le monde professionnel et dépassant les préjugés sur le genre. Elle invite les participantes à intégrer la communauté pour qu’ensemble ils travaillent pour sa croissance. Pour la seconde partie de sa keynote, elle invite les participantes à partager avec l’ensemble des participants leur motivation et attentes de la communauté et de l’événement. C’est ainsi que nous voyons tour à tour plus d’une dizaine de filles devant la scène. Un exercice pas facile pour beaucoup.

Place aux sessions sur des technologies, il est prévu 4.  

  • Material Design Lite (MDL) by Carine KUIMI, WTM Yaoundé

Après s’être rapidement présentée, Carine introduit la technologie « Material Design Lite » un framework développé et publié par Google dont la spécification Material design a pour objectif de fournir une bonne conception et une belle interface utilisateur sur les dispositifs de diverses formes. Elle nous a présenté ses avantages : un ensemble de bonnes pratiques et d’éléments d’interface simples et intuitifs pour l’utilisateur, personnalisables et rapide à mettre en place pour le développeur qui fait de lui un vrai petit Framework HTML/CSS/JS. Elle finit sa présentation par une étude comparative de ce framework avec d’autres plus utilisés présentement par les développeurs tels que Bootstrap et Angular Material.  

  • Firebase for Android by Carine BABADANA, WTM Yaoundé

Carine BABADANA nous a amené dans l’univers de Firebase, cette plateforme rachetée par Google en 2014 qui nous permet de  développer des applications ( iOS, Android et Web) et propose une ensemble de services d’hébergement en NoSQL. En guise d’étude comparative, elle nous a présenté les technologies concurrentes et entreprises ayant migré vers Firebase. Pour le cas pratique, elle nous a présenté son application CALEB3, (app toujours en cours de développement). CALEB3 est une application qui présente les différentes méthodes de contraceptions, plus précisément les méthodes hormonales. Son application se charge d’envoyer les notifications à chaque utilisatrice selon la méthode avec laquelle elle s’est enregistrée. Le but est de lutter contre les grossesses non désirées ainsi que les avortements.

  • Progressive Web Apps (PWA) by Christelle Pandja, WTM Yaoundé

Dans cette session, Christelle Pandja nous a présenté deux types d’applications : les applications natives et les applications mobiles web et a effectué une étude comparative de ces applications. Elle résume ces différences en nous montrant qu’une application native est développée spécifiquement pour une plateforme (Android, iOS, etc.) avec un langage spécifique, installable et distribuée à partir d’un magasin d’applications. À l’opposé, une application web (Web app) est une application mobile développée avec les technologies du web (HTML, CSS, JS) et qui peut être exécutée sur tous les systèmes mobiles via un simple navigateur. La fin de la session a été articulée par un exemple d’application développé avec PWA qui sert de mémo vocal ou d’enregistreur et que l’on peut utiliser étant en ligne comme hors connexion.

  • How to create a Bot Messenger Step By Step

Cette dernière session a été présentée par Ingrid KOUMI qui nous a fait voyager  dans l’univers des Bots de Facebook Messenger. Elle débute son allocution en présentant les définitions d’un robot, d’un chatbot et ainsi que les intérêts et les exemples d’un Bot Messenger. Une fois énoncé son utilité dans la vie quotidienne, elle nous a présenté deux méthodes principales pour créer son « bot » Messenger.

    • Soit passer par la plateforme pour développeurs de Facebook
    • Soit aller droit au but en utilisant des plateformes simplifiées et intuitives comme Chatfuel., Botsify pour gérer les relations entre les internautes et les entreprises ou Travelaer sur le site www.travelaer.com; cette dernière étant la plus recommandée car elle est optimisée pour faciliter la création d’un robot conversationnel pour votre page Facebook professionnelle.

Pour finir, un codelab party a été fait pour montrer aux participants comment créer son propre bot en utilisant Chatfuel.


Place aux tables rondes

  • 1st Round Table : Women in Tech, Make your Passion by Suzanne DIKAM, modératrice, WTM Yaoundé

Avec un panel initialement constitué de Dorothée DANEDJO, Nathalie TEKAM et d’Arielle KITIO. Nous aurons uniquement dans le panel les deux premières, Arielle interviendra juste après la séance de questions/réponses. Après la présentation des panélistes par la modératrice en la personne de Suzanne DIKAM, elle leur a laissé le soin de raconter leur parcours dans le monde de la technologie.

Dorothée DANEDJO FOUBA : Je suis une Community Builder, une journaliste de multimédia, ingénieur d’éducation de médias et Blogger. Je commence à contribuer à Mozilla en septembre 2014 où j’ai été incubé aux bureaux de Mozilla en Silicon Valley pendant le programme de Techwomen. Je travaille comme Mozilla Rep/Mentor et  je suis Directrice de Campagne aidant et organisant les communautés au Cameroun et en Afrique. Le plus grand obstacle que j’ai fait face était d’établir le lien entre mon parcours littéraire et les STEM, notamment des qualifications en codage et pratiques.  Ajouter à cela c’était un grand défi de migrer du système francophone vers l’anglais.  Mon conseil aux femmes est qu’elles saisissent l’occasion, prennent le risque!  Ne pas avoir peur de commencer un nouveau défi.  Tu dois être concentré sur tes objectifs, essayer d’apprendre en écoutant d’autres, mets à jour les mentalités et à chaque fois entrer en contact avec les personnes inspirantes et expérimentées, rester humble et garder la foi en Dieu.

J’ajouterai que Dorothée a également présenté son parcours de journaliste et son engagement dans la communauté tech au Cameroun.

Nathalie TEKAM : Après plusieurs années d’une expérience professionnelle en tant qu’Ingénieur et chef de projet, je suis le Co-fondateur et le CEO d’ITISS Edu (http://edu.itiss-group.com), un fournisseur de solutions de technologie d’éducation. Je suis également une lauréate du programme de TechWomen 2013 (www.techwomen.org) et enseignante  à l’université catholique de l’Afrique centrale (http://www.ucac-icy.net).
Dans toute ma carrière jusqu’ici, j’ai gagné des qualifications validées entre d’autres par les certifications MCSA, MCITP, MCTS de Microsoft. Mais au-dessus tout ça, j’ai eu l’occasion de concevoir et mettre en application des infrastructures logiciels et de réseau améliorant les vies dans mon pays et ailleurs.
Sur un plan plus personnel, je me sens privilégié pour voir aider des centaines d’étudiants, parents et éducateurs via GetReady, un projet sans but lucratif que j’ai fondé en 2013 dans le but d’augmenter le nombre de filles et de femmes choisissant et excellant dans les domaines des STEM (www.lets-getready.org).

Arielle KITIO, Etudiante en thèse de Doctorat, chargé de Travaux Dirigés au département d’Informatique de l’Université de Yaoundé 1, WTM Yaoundé, fondatrice des WIT (Women In Tech), a partagé son parcours avec les participants. Elle est TechWomen 2016, Mentor dans le programme Technovation Challenge, elle travaille sur de nombreux projets dans le développement et forme les jeunes dans le domaine des TIC.

Toutes ces femmes sont bien des exemples, des modèles pour celles qui veulent se faire de la place dans ce domaine et s’affirmer de par leur engagement et l’aptitude à évoluer. Pour la plupart, elles n’ont pas eu un parcours parfait, au contraire, parsemé d’embûches surtout à cause de leurs conditions de femmes et des difficultés à faire valoir leurs savoirs dans un secteur constitué d’hommes en majorité et un environnement focalisé sur les préjugés de genre. Elles ont quand même réussi à se frayer un chemin grâce à leur courage et leur détermination à réussir dans le monde professionnel.


Des conseils pratiques ont été donné pour les participantes afin qu’elles aussi puissent en faire autant et voire plus en rappelant qu’une femme n’est pas définie par son genre, une femme doit être persévérante, donner le meilleure et aller au-delà de ses limites ; que l’on doit orienter sa vie vers une expérience qui nous permettra de faire un choix, le meilleur car ce n’est pas toujours facile d’être une femme.

  • 2nd Round Table : Women as an #AllinOne ; a mum, a friend, a tech, a sister, a spouse, a Professional

Pour cette seconde table ronde, toutes les panélistes n’étaient malheureusement pas présentes à l’exception de Germaine ASHU.

Germaine ASHU est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en Génie électrique de l’Université maritime régionale d’Accra au Ghana. Elle était la première femme à avoir obtenu la mention très honorable  (First Class honours) en Génie électrique dans cet établissement. Elle travaille à Electricity Development Corporation depuis 2010 et occupe le poste de chef de service de Maintenance des réseaux électriques depuis deux ans. L’expérience de travail et les capacités que Germaine a acquises la permettent d’être une force dynamique dans plusieurs projets énergétiques. Germaine a partagé avec nous son parcours, comment elle est passée d’une école de fille au Cameroun pour aller à l’étranger dans une école constitué en majorité d’homme. Puis de son environnement de travail avec les horaires et l’adaptation qu’elle a eu à faire après son mariage. Germaine espère créer un cabinet de Consulting en énergie solaire qui pourra aider des individus et communautés dans la réalisation des projets solaire.

Ces femmes nous ont fait part de leurs différents parcours de l’enfance jusqu’à nos jours, les choix parfois difficiles à faire, le challenge à relever, pouvoir faire ses preuves face aux hommes pour ne citer que cela. En somme, elles ont invité les participantes à être des visionnaires, à travailler dure pour réussir, ne pas se décourager face à l’adversité parce que rien n’est acquis, d’être déterminée et très organisée pour réussir.

Pour clôturer l’évènement, en l’absence de la Lead de Women Techmakers Yaoundé et de la Manager de GDG Yaoundé, la parole a été donnée au co-lead de GDG Yaoundé, en la personne de Cyprien TANKEU (moi-même, j’ai sauvé l’honneur des hommes), qui a remercié chacun des participants pour leur présence effective et leurs interventions durant les sessions et a rappelé les autres activités pour le mois à venir, à l’instar du Google Cloud Next Extended et Google I/O Extended. Tout en invitant tous les participants à s’inscrire dans la communauté.

Je ne saurais terminer cet article sans remercier Ingrid qui a largement contribué à sa rédaction.


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